Les systèmes embarqués, ou Embedded Systems, associent un logiciel à une plateforme matérielle, avec des contraintes que l'informatique de gestion ne connaît pas : ressources limitées, temps réel, sûreté, durée de vie de plusieurs décennies. Nos consultants interviennent en régie dans les équipes R&D, logiciel embarqué et V&V de nos clients : aéronautique civile et militaire, défense, spatial et New Space, automobile et mobilités, ferroviaire, énergie, industrie et équipements connectés. Les enjeux propres à l'aéronautique, à la défense et au spatial sont détaillés dans notre focus sectoriel.
Côté logiciel, le C et le C++ restent les langages de référence, du firmware bas niveau aux applications embarquées. Rust progresse pour certains usages où la sûreté mémoire compte, sans remplacer le C/C++, et Ada / SPARK demeure présent dans des environnements critiques. Selon la cible, le logiciel s'exécute sans OS (bare-metal), sur un RTOS comme VxWorks, QNX, FreeRTOS ou Zephyr, sur Linux embarqué construit avec Yocto ou Buildroot, ou sur une plateforme AUTOSAR. Dans l'automobile, l'évolution vers le véhicule défini par logiciel (Software-Defined Vehicle) renforce la place d'AUTOSAR Adaptive et de Linux sur des calculateurs plus centralisés.
Côté validation, la vérification et la validation (V&V, IVVQ) établissent la confiance dans le système : traçabilité des exigences, tests du modèle à la cible (MIL, SIL, PIL, HIL), analyse statique, règles MISRA, mesure de couverture, éléments de preuve. Les ingénieurs y travaillent selon les référentiels du secteur : DO-178C pour le logiciel et DO-254 pour le matériel en aéronautique, ISO 26262 dans l'automobile, IEC 61508 dans l'industrie, EN 50716 dans le ferroviaire, ECSS dans le spatial. Ils contribuent aux démarches de certification, qui restent portées par le client. En amont, l'ingénierie système basée sur les modèles (MBSE), avec SysML ou Capella et la méthode Arcadia, décrit l'architecture et les exigences du système et assure leur traçabilité jusqu'à la validation. Elle se distingue de la conception par modèles des algorithmes et du logiciel avec MATLAB / Simulink.
Les pratiques DevOps ont aussi leur version embarquée : builds reproductibles et cross-compilation pour plusieurs architectures, versions de firmware tracées, tests unitaires et d'intégration automatisés, analyse statique dans les pipelines, campagnes exécutées sur bancs physiques et en HIL. Les ingénieurs Build / CI et les intégrateurs les adaptent aux contraintes des cibles matérielles.
La sécurité devient une exigence du produit lui-même : Secure Boot, firmware signé, gestion des clés, mises à jour OTA sécurisées, suivi des vulnérabilités des composants et SBOM. Le Cyber Resilience Act européen renforce ces attentes : ses obligations de signalement s'appliquent depuis septembre 2026, l'essentiel de ses exigences à partir de décembre 2027. D'autres sujets prennent leur place selon les secteurs, comme l'inférence d'IA sur des équipements contraints, les FPGA dans les systèmes hétérogènes ou l'aide au développement par IA, qui reste soumise à la revue, à la traçabilité et aux exigences de sûreté. Le maintien des systèmes historiques, dont la durée de vie se compte souvent en décennies, demeure un besoin à part entière.
Notre rôle : identifier l'ingénieur dont l'expérience correspond à votre cible, à vos contraintes et à vos référentiels, puis l'accompagner pendant toute sa mission.